Archives de catégorie : Les Femmes

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ENTRE HENRI-JULIEN ET DROLET 

Ta ruelle
Sillonne
Mes bâtiments

Lotissement
Intermédiaire

Nos habitations
Serrées
Alignées

Accède-moi
Perpendiculairement

Désigne-moi
Périphrase

Intimement
Calmement
Par l’arrière
De mes bâtis

juste du💛

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Autrement

J’arrive avec tous mes paquets
comme d’habitude
Tu m’ouvres la porte avec ton sourire pis le bleu de tes yeux
Ta langue salue la mienne sans même que j’aie posé mes sacs
Tes mains agrippent mes cheveux, ma nuque, mes fesses
Je ne deviens pas les jambes molles
comme d’habitude

Je résiste
Je te repousse, t’accote au mur
Je prends ta main et la glisse sous ma robe :
tes doigts directs sur mon clit deviennent moites, mouillés

Je n’aurai pas de sous-vêtements
pour faire autrement

juste du🍍

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TA CHORÉGRAPHIE SUR (DANS) MON CORPS 

Tes coups de bassin, comme une danse contemporaine sur mon corps.
Ton anatomie sur moi. Plus forte. Plus fort. Ton cadre osseux, sensiblement vigoureux.
La vigueur de tes va-et-vient. Ta ligne arquée qui me supporte.
Les organes de ton abdomen. Collés aux miens. Nos articulations musculaires pis érotiques.
Nos vibrations, à l’intérieur pis à l’extérieur. Nos éléments de transmission et d’accouplement. Les mouvements vibratoires de notre superposition.
Le degré de liberté de nos pulsions naturelles pis spontanées.
Comme les positions de nos corps dans l’espace pis dans mon lit.
Les déplacements dans nos contraintes. Nos systèmes, étroitement associés et propulsés.
On multiplie les forces appliquées. On se stimule pis on se contrôle. Ou pas.
On évolue dans le temps, comme l’intensité de nos mouvements.
T’es comme une chorégraphie sur mon corps. On danse en chœur.
On fait danser nos cœurs, pis nos corps.

Le questionnement de nos limites. L’improvisation de nos expressions.
L’improvisation des mouvements de ton bassin, soudé au mien.
Les perceptions de nos sens pis de nos désirs. Tu me désires, pis j’te désire, encore plusse.
Toi pis moi, dans un enchaînement de figures. Le degré d’ouverture de mes cuisses.
T’ouvres mes cuisses, comme tu t’ouvres à moi.
Nos corps combinés de tout leur long. Pis ça dure longtemps.
Tu me hisses légèrement, pis des fois brutalement.
Nos ébats, naturellement bruts. Vifs pis expressifs.
Toi, décoiffé. Essoufflé. Tu pousses l’air hors de ta bouche. Sur la mienne.
Tu me respires fort. Pis quelquefois, il faut s’arrêter pour reprendre nos souffles.
Pour mieux recommencer à s’essouffler pis à s’époumoner.

T’es comme l’expression des mouvements de mon corps pis de mes sentiments.
Comme une chorégraphie qui me reste en tête.
Nos mouvements, de ton corps à mon corps par des chocs.
Tu fais naître des réactions dans mes émotions.
T’es comme un échauffement. Tu me causes des excès de chaleur.

Tu parcours mon corps. Tu me traverses dans tous les sens.
Tu me danses dessus pis tu m’envahis. Tu connais mes raccourcis et mes envies.
Parfois, tu me saisis rapidement pis ardemment. Sensiblement profondément.
Tu danses dans mes profondeurs, par des enfoncements pis des inclinaisons.
Toi pis moi, des acrobates chorégraphiés.
L’étendue de nos distances pis de nos intervalles.
De nos interlignes pis de nos espacements.

Espace-moi.
Excède-moi.
Essouffle-moi.

juste du💛 

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MON CORPS, PRÊT-À-PORTER

Mon corps, sur mesure. À ta mesure.
Mes mensurations, à ta portée.
Mes fibres synthétiques. Fébriles.

J’aimerais être ta haute couture comme à ta hauteur.
Ton produit de luxe.
Ma carcasse, comme ta fourrure.
Ma peau, ton manteau griffé.

Notre histoire, comme une parade de mode.
Où on défile pis on s’enfile.

Mes talons aiguilles, ma jupe crayon pis mon trench-coat.

Mon corps, à ta proportion. Sans modération.
Mannequine-moi, comme ta figurine.

Joue-moi à la Barbie, avec des scénarios ou pas.
Habille-moi. Déshabille-moi. Accessoirise-moi.

Déchausse-moi. Rehausse-moi.

Porte-moi. Sur toi. Pis dans toi.
Exhibe-moi.

Ma peau, tirée à 4 épingles.
Mes seins, sur leur 36.

Toi pis moi, déshabillés. Prêts à se porter.

juste du💛  

 

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COVOITURAGE

Canicule d’août
3h de char pas de clim
Fait chaud, trop

Les fenêtres ouvertes
Le vent, mes cheveux dans la face
T’écoutes ta set list de show

T’es concentré
Tes doigts suivent le rythme
Sur le volent, le bord de la fenêtre

Je les fixe

Jalousie

J’voudrais qu’ils rythment l’intérieur de mes cuisses
Me fassent vibrer le point G

J’aurais plus de fun à avoir chaud
À être wet
Pis le char sentirait le sexe

«Tasses-toi sur l’accotement. J’ai trop envie… de toé !»

juste du🍍